Publié par : Lynda Dumais | 24 avril 2016

Tutorat à Hong Kong

On parle de plus en plus du tutorat et de ses bienfaits dans cette partie-ci du monde. Ailleurs, notamment à Hong Kong, il se transforme en une industrie prospère, voire un peu flamboyante. À lire sur le sujet un article de l’Actualité intitulé « Mon prof est une mégastar ! ». L’article date un peu mais demeure tout à fait pertinent. Je serais prête à parier que le King’s Glory Education Centre a déjà commencé à s’implanter en Chine. Il y a des pour et des contre, mais il semble que la tendance est bien vivante. Hong Kong à elle seule compterait à elle seule plus de 7 000 de ces centres

kings_glory_education_tutors_billboard_hongkong

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Publié par : Lynda Dumais | 7 décembre 2015

Beijing : du rouge au noir

Ci-dessous, un mot rédigé par un ami à Beijing le 7 décembre dernier. Gervais Lavoie aura bientôt son propre blog. À suivre dans la nouvelle année…

7 décembre 2015, madame Zhang, notre bonne de tous les temps, arrive une demi-heure en avance le sourire aux lèvres. Le parcours quotidien d’une heure lui a à peine pris trente minutes, quelle belle façon de commencer la journée. Elle n’a pas réalisé qu’aujourd’hui était une journée d’alerte rouge, que les écoles étaient fermées, que l’utilisation de voitures par les officiels coupe de moitié et que seules les plaques finissant par un chiffre pair pouvaient circuler. Elle n’est sans doute pas la seule, car malgré l’interdiction, sur fond de ronronnement des camions lourds, le chantier de construction en face de chez-moi nous entretient de son tintamarre habituel. C’est à croire que les seuls à en avoir pris connaissance furent les ados qui l’accueillent avec joie. C’est comme pour l’annonce des tempêtes de neige chez-nous  : « super, pas d’école ».

Alerte rouge Beijing 7déc15

Bon ce n’est pas tout ça, le boulot attend. Comme tous bons citoyens de classe moyenne, depuis les dernières Olympiques, on a pris nos précautions, plaques paires ou impaires, deux véhicules font l’affaire. Arrivée chez mon distributeur, le business est visiblement au ralenti. Les employés prennent le thé autour d’une même table; je suis sans doute le seul client qui ne profite pas des vacances de pollution. Monsieur Zhang, m’accueille d’un œil rieur. Avant que je puisse ouvrir la bouche, il m’explique que le gouvernement a décidé de fermer toutes les écoles car il y a du poison dans l’air. À l’école de son fils on s’est soumis à la règle en improvisant une garderie temporaire au sous-sol, tandis que les hôpitaux débordent de patients avec des maux de gorge. Quand je lui demande comment il se fait que l’alerte arrive aujourd’hui alors que le taux de pollution était quatre fois plus élevé la semaine dernière, il me répond : « mais maintenant il y a du poison dans l’air, c’est le gouvernement qui le dit ».

Gervais Lavoie, Ph.D.
Beijing

Publié par : Lynda Dumais | 19 avril 2015

Étrangers en Chine

Je sais, il y a longtemps que je suis absente, prise dans un quotidien sans cesse plus accaparant. Mais la Chine est toujours là. Ce matin, fidèle à mes habitudes, j’écoutais un reportage intitulé Americans in China sur This American Life, un blog qui discute de diverses thématiques sociales. Cet épisode, qui remonte à 2012, donne la parole à des étrangers établis en Chine. Le constat : peu importe ce qu’ils font, les étrangers en Chine demeurent des étrangers (laowai). À écouter : la chanson In Between entre les deux premières parties et le reportage intitulé Beautiful Downtown Wasteland. Si tous ceux ayant vécu ou résidant en Chine se réunissaient, une nation verrait peut-être le jour …. Il me semble parfois avoir plus d’affinités avec ces expats qu’avec me propres concitoyens. C’est comme si le fait de naviguer entre deux mondes si différents l’un de l’autre nous plaçait sur un pont dont les rives ne nous semblent pas toujours très accueillantes.

Publié par : Lynda Dumais | 28 septembre 2014

Les collages de Madame Sue

Bon, ces cordes à linge ne sont pas de moi. Les miennes attendent que j’y consacre du temps. En attendant, celles-ci m’inspirent. Elles sont de Madame Sue et ce sont des collages.

Madame Sue

Madame Sue

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Publié par : Lynda Dumais | 24 mai 2014

Choux patriotique (baicai)

Quand vient l’automne, on ne voit plus autant de choux (baicai, ou choux Napa) dans les rues de Tianjin (voir photos ci-dessous) que dans les années 1980. En fait, au lieu de dire « les rues », je devrais dire dans les rues et les allées ainsi que sur les bords de fenêtre et les escaliers des villes des année là. Le choux était produit pas les paysans du pourtour de ville et livré à partir de la fin octobre. Les citadins sans frigo savaient que le légume devrait traverser l’hiver et croyaient qu’un bord de fenêtre le garderait au froid. Le baicai faisant donc partie du paysage et était aussi au menu de tous les jours.

En 1988, l’annonce d’une nouvelle pénurie de baicai, alors le seul légume vert distribué dans le nord de la Chine, provoqua une panique chez les consommateurs. L’année suivante des milliers de tonnes du précieux choux déferlèrent sur Beijing. Forcé de gérer l’encombrement, le maire de l’époque fit appel au patriotisme de ses concitoyens et ordonna aux bureaux gouvernementaux, aux écoles, aux usines et aux unités de l’armée de faire des provisions de baicai. En 1992, les autorités cessèrent de subventionner la production du légume chéri. Avec la hausse des prix et l’arrivée d’autres variétés de légumes frais, les Chinois délaissèrent le baicai. Sachant que le choux est un excellent  aliment « anticancer », les Chinois pourraient bien se remettre à le consommer. Mais pourront-ils à nouveau l’entreposer sur le bord de leurs fenêtres d’appartements de 40 étages. Cela aurait l’avantage de verdir le paysage …

chou (25mai14)

Pénurie de chou à Beijing (1985)

Source
Publié par : Lynda Dumais | 9 février 2014

Étudier à Montréal

Dans un rapport intitulé Benchmarking potential returns on investment in international education, les grandes villes de la planète sont comparées entre elles en termes de retombées potentielles pour ceux qui y font des études. L’objectif est de cibler les villes qui représentent le meilleur rendement potentiel aux plans de l’éducation, des finances, de l’immobilier, du travail et de l’expérience sociale. Au global, Montréal s’y classe au 1ier rang. Les tortues de mer chinoises (haigui) diplômées de nos universités et de retour en Chine continueront encore à être nombreuses.

Turtle Toronto-Montréal-Shanghai (7-2013)

Pour en savoir plus : le rapport et un article de La Presse

Publié par : Lynda Dumais | 2 février 2014

« Communauté asiatique » et poissons des chenaux

Nous nous étions habitués à parler de la communauté africaine pour désigner tous ceux qui proviennent de l’un ou l’autre des pays du vaste continent africain. Faute de savoir le nom du pays et d’être en mesure de différencier la provenance de ses ressortissants, parler des « Africains » pouvait faire référence à des Sénégalais, des Maliens, des Sud-Africains, ou à n’importe quel citoyen (généralement de race noire) en provenance d’une Afrique de plus d’un milliard d’habitants, représentant 16 % de la population de la planète réparti dans plus de 50 États souverains.

Ce matin à Radio Canada, un chroniqueur nous apprend que la communauté asiatique s’intéresse quant à elle à la pêche aux poulamons. Tout de suite, je me réjouis à l’idée que les Thaïlandais et les Indonésiens du Québec ont ainsi trouvé un sport d’hiver québécois à leur goût. Je me dis que nous aurons bientôt du pad thai aux poulamons ou des sushis contenant de la chair de poisson des chenaux. Puis, tout à coup, le chroniqueur de Trois-Rivières nous apprend que, pour faciliter les communications avec la « communauté asiatique », certaines enseignes sont en mandarin . En premier lieu, je ne savais pas que le mandarin était une langue écrite : j’ai donc appris quelque chose. Je suis cependant un peu déçue par le fait que, à l’instar de ce qui se fait pour les Africains, tous les Asiatiques soient amalgamés dans une seule catégorie continentale.

Finalement, je ne peux pas nier mon plaisir d’apprendre que la langue nationale de la Chine soit maintenant celle de l’Asie dans son ensemble (4,3 milliards d’habitants, 60 % de la population de la planète, 51 pays). Enfin, mes amis et moi n’auront pas appris le mandarin pour rien. Il nous servira non seulement en Chine mais partout en Asie. Tant pis pour les sushis aux poissons des chenaux … nous aurons du poulamon à la sauce général Tao.

PS : le mandarin est une langue chinoise parlée, on écrit le chinois (et non le mandarin) et tous les Asiatiques ne parlent pas le mandarin

Poulamons (2fév14)

Publié par : Lynda Dumais | 6 janvier 2014

Bracelet d’amitié

J’ai récemment commandé un bracelet sur Ebay. Pour moins de 15 $, il m’a été envoyé tel que convenu, moins de deux semaines après l’avoir commandé. Bon, ce n’est pas une publicité que je suis en train de faire … Ce qui vaut un article à l’achat en ligne est le message qui l’accompagnait. Du bon commerce, oui, mais aussi tellement typique d’une culture où créer les liens est important …

Dear friend:

Thank you for you purchase! Could you leave me all five stars positive feedback? Thanks … I really want to make friendship with you, I give you a free gift. Hope you will love it! I think friendship is the most important. Thank you very much!

Your Sincerely Chinese Friend

Le petit bracelet avec un sous chinois qui accompagnait le bracelet mahjong est joli et le geste m’a fait sourire.

Bracelet Mahjong (2jan13)

Publié par : Lynda Dumais | 4 janvier 2014

La Chine mène à tout

Je suis à l’aéroport de Holguin à Cuba à attendre patiemment mon tour pour laisser les bagages. Tout à coup, je l’entend faire allusion à la Chine. Il ne m’en faut pas plus pour engager la conversation. Comme plusieurs, il a appris le mandarin au Québec et vécu en Chine avec sa petite famille.  Nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour échanger sur nos expériences respectives, mais cela viendra peut-être un jour. La Chine, c’est comme une église : on ne sait pas trop pourquoi on y entre mais on en sort difficilement. Patrick Maillet est conseiller et formateur en gestion comparée. Je crois qu’il travaille dans le Nord avec les Cris (Boréale Solution). Il y voit beaucoup de similitudes avec les Chinois, notamment en ce qui a trait aux relations interpersonnelles. Espérons que nous aurons un jour l’occasion d’en parler un peu plus.

Boréale Solution (2jan14)

Publié par : Lynda Dumais | 25 septembre 2013

Mort, océan et Ipad

Les rituels funéraires, en Chine comme ailleurs, occupent une place importante dans la vie des proches survivants. À l’occasion de la fête printanière de Qingming, les endeuillés nettoient les tombes et brûlent billets de banque, maisons et Ipad factices en guise d’offrandes. Dans ce pays où l’espace manque, la valeur des terrains de cimetières incite cependant les autorités à faire preuve d’inventivité et ce sans trop bousculer des valeurs profondément ancrées. Dans le cadre de mini-croisières, les survivants sont ainsi invités à disperser les cendres à la mer plutôt qu’à maintenir les pierres tombales dans les cimetières (Courrier international, 19 septembre 2013).

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